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Parg Parking:Un autre conflit avec les citoyens
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Parg Parking:Un autre conflit avec les citoyens

Par: le mercredi, février 18, 2009

Depuis son implantation dans la métropole, la société Parquigran, délégataire de la gestion des parcmètres, n’a pratiquement pas cessé d’attiser des mésententes. Les Casablancais semblent peu séduits par ce service.

Depuis son implantation dans la métropole, la société Parquigran, délégataire de la gestion des parcmètres, n’a pratiquement pas cessé d’attiser des mésententes. Les Casablancais semblent peu séduits par ce service.
Quelques insatisfaits et révoltés sur les tarifs et agissements du concessionnaire ont tenté de trouver des « solutions » parallèles. C’est le cas d’un ingénieur en informatique travaillant sur le boulevard Zerktouni qui a commis  » le « délit » de falsifier un macaron libre de 1440 DH. En fait, ce macaron permet au propriétaire de la voiture de stationner librement dans toute la zone bleue, c’est-à-dire la zone de couverture de Parg Parking, durant 4 mois » selon le gérant de Parg Parking, Rubén David Pizarro Gomez. Ce reçu d’abonnement qui s’affiche sous le pare-brise des véhicules a été découvert truqué par un agent de la police de la circulation vendredi dernier. Le policier a constaté que la série des chiffres qui s’affichent sur cette quittance a été écrite manuellement alors qu’elle devait être gravée par une machine que seule l’entreprise possède.

Ledit falsificateur a été arrêté tout de suite après son arrivée pour récupérer son véhicule à une heure tardive le soir. En attendant son arrivée, les agents de stationnement ont immobilisé la voiture par un sabot. Ce quadragénaire qui a d’abord protesté et nié la falsification, s’est contenté du silence dès que les agents de sécurité nationale du troisième arrondissement se sont présentés. Ces derniers ont décidé de le transférer à la police judiciaire après une première enquête. Considéré par la loi comme étant un crime juridique, cet acte a été puni d’abord par un retrait des papiers. Ainsi que par le payement de la somme de 30 DH pour chaque jour de stationnement. A savoir que l’automobile dudit suspect est demeurée immobile du vendredi jusqu’à lundi. La police judiciaire de son côté a décidé de soumettre l’affaire au tribunal de la première instance. Les responsables de la direction de Parg Parking assurent qu’ils ne vont pas tolérer de pareils agissements.

« C’est la première fois que notre entreprise rencontre de telles infractions.
Il faut souligner que nous comptons renforcer nos démarches sécuritaires pour protéger le matériel et le personnel de l’entreprise. Concernant cette affaire, notre société va demander une indemnité pour le préjudice subi », indiquent-ils. Pour défendre sa position, le spécialiste informaticien a déclaré qu’il n’est pas le seul à utiliser la voiture, sachant qu’il travaille au sein d’une grande filiale de télécommunication sise au Bd Zektouni. Les agents de Parg Parking assurent que le même véhicule a été repéré, précédemment, sur la rue Mustapha el Maani.
Dans ce cadre, le gérant de la société, R.D. P Gomez, assure que « cette atmosphère tendue entre les citoyens et l’entreprise va vite se dissiper grâce à la mise en œuvre de nouvelles procédures ». « La ville de Casablanca connaît de grandes difficultés de la circulation. Et si nous sommes installés dans cette métropole, c’est pour la rendre plus commode et plus praticable », souligne-t-il. La société ne cache pas, par ailleurs sa volonté de vouloir conquérir d’autres zones de couverture.

Elle, compte actuellement, 360 horodateurs sur le territoire casablancais.
Les responsables affirment qu’ils ont une grande demande pour installer de nouvelles machines. Cependant, la majorité des habitants de la métropole déplorent les agissements de l’entreprise, surtout la mise en place des sabots sur leurs voitures. « Les tarifs de l’entreprise sont trop chers pour un employé qui doit rester toute la journée au même endroit. Le délégataire doit revoir ses prix à la baisse », indique un jeune cadre travaillant au boulevard Zerktouni. Outre la tension qui monte de temps en temps avec les gardiens de parking, les problèmes de Parg Parking sont loin de s’achever. Reste à savoir si la ville de Casablanca peut intervenir pour trouver un terrain d’entente ou si elle va abandonner les citoyens entre les mains du délégataire privé.
Par Sanaa TALEB | LE MATIN

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