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Parlement:Le rendement en baisse entre les deux sessions
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Parlement:Le rendement en baisse entre les deux sessions

Par: le lundi, février 16, 2009

« Les députés ronflent en ce moment même s’il existe plusieurs textes à étudier. » Ainsi qualifie un représentant la situation du Parlement, un mois après la clôture de la session d’automne. Il faut dire qu’entre les deux sessions, le rendement des élus de la Nation diminue considérablement. Pourtant, la fin d’une session n’est pas synonyme de vacances pour les députés.

« Les députés ronflent en ce moment même s’il existe plusieurs textes à étudier. » Ainsi qualifie un représentant la situation du Parlement, un mois après la clôture de la session d’automne. Il faut dire qu’entre les deux sessions, le rendement des élus de la Nation diminue considérablement. Pourtant, la fin d’une session n’est pas synonyme de vacances pour les députés.
Ces derniers doivent continuer leurs travaux en commissions et seules quelques-unes seulement ont pris l’initiative de se réunir pour examiner les projets qui leur sont soumis.

Actuellement, les textes en cours d’examen sont nombreux. Ils sont, en effet, de l’ordre de 72 dont 64 propositions de loi ; un chiffre jamais égalé auparavant. Quatre semaines de congé ne semblent pas avoir suffi à la plupart des députés qui n’ont pas encore retroussé leurs manches pour vaquer à leur mission législative. « C’est aux présidents des commissions de convoquer les réunions pour étudier le grand nombre des textes qui restent. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les choses vont empirer à l’approche des communales puisque 100 députés sont présidents de communes », souligne Lahcen Daoudi, député du parti de la justice et du développement. Nul n’ignore que l’assiduité des représentants de la Nation est toujours pointée du doigt. Si l’absentéisme marque les travaux de l’institution législative en cours de session, le phénomène est plus accentué pendant la période qui sépare les deux sessions. Pour certains, celle-ci n’est pas propice au travail législatif mais plutôt à une action de proximité permettant de garder le lien avec les électeurs qui ont voté pour eux notamment en cette phase préélectorale. « De cette manière, on peut redonner confiance aux citoyens notamment les jeunes dans la vie politique », dit-on.

Quelques députés affichent leur déception de l’ambiance qui règne sur l’institution législative, indiquant qu’aujourd’hui plus que jamais, le parlement a besoin d’un code de conduite pour les parlementaires.

Une image noire s’est, en effet, forgée autour du Parlement au fil des années. Et cette tendance se renforce de plus en plus, alimentée par ce qui se passe en séances plénières.
Du côté de la deuxième chambre, le président, fraîchement élu, Maâti Benkeddour s’est lancé dans une course contre la montre pour mettre en place son programme promis aussitôt après son élection. Il ne lui reste pas, en effet, beaucoup de temps pour prouver sa capacité à gérer cette institution et pouvoir, ainsi, prétendre à une présidence plus longue.

Ses collaborateurs essaient autant que faire se peut de redresser l’image de la deuxième chambre en révisant le règlement interne. Un comité de réflexion a déjà été mis en place et travaille d’arrache-pied depuis quelques jours. Il s’agit en premier de lieu de s’attaquer au volet des questions orales très critiqué. On reproche à l’institution législative en général de verser dans la répétition des questions et de recevoir, par conséquent, des réponses identiques et redondantes. Selon une source du comité de réflexion, il s’avère important de mettre en place un nouveau système compatible avec la spécificité de la deuxième chambre. « Les conseillers ne sont pas élus d’une manière directe et doivent, de ce fait, refléter les attentes de tous les secteurs. », explique-t-on. Aussi, pense-t-on à concentrer les questions orales sur des aspects sectoriels qui ne se rapportent pas directement aux problèmes de proximité de la population. On veut octroyer tant au parlementaire qu’à l’exécutif davantage de temps pour exprimer leur point de vue. Selon le cabinet du président, si cette stratégie recueille le consensus escompté, des experts se chargeront de préparer minutieusement les dossiers avec les parlementaires. Trois questions seulement seront programmées par séance pour engendrer un débat de fond.

Les conseillers peuvent préserver également leur droit à des questions de proximité par écrit ou par des questions d’actualité.
Ce projet qui s’assigne pour objectif de redorer l’image de la deuxième chambre et redresser ses dysfonctionnements ne pourra aboutir sans le consentement des différents partis politiques. Il sera exposé durant les semaines à venir au bureau de la chambre pour vote avant d’engager une discussion approfondie avec les formations politiques, le cas échéant. « Il s’agit tout simplement de modifier le règlement interne et de rendre l’action de la chambre des conseillers plus efficace. », note notre source. Par Jihane Gattioui | LE MATIN

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