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Pauvreté : 0,73 % de la population de la wilaya vit dans la précarité
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Pauvreté : 0,73 % de la population de la wilaya vit dans la précarité

Par: le vendredi, février 6, 2009

Les établissements de protection sociale, une solution pour lutter contre ce fléau


Hormis son caractère strictement informatif, le recensement de la population gouverne la mise en œuvre de multiples stratégies et programmes relevant de plusieurs domaines, liés directement ou indirectement à la population et à la structure d’une société.

En se basant sur ce fondement et en menant un détaillé diagnostic, l’INDH vient d’établir une nouvelle carte régionale de précarité. Actualisée au niveau de chaque préfecture et province par les agents auxiliaires d’autorité et en collaboration avec les services de la direction régionale du Haut commissariat au Plan et la Coordination régionale de l’Entraide nationale. Cette récente carte a été le fruit d’une approche basée sur un questionnaire individuel. Ce dernier a dressé 18 indicateurs socio-économiques et sanitaires pour récolter ses aboutissements. Résultats constituant un véritable capital pour toute démarche de développement, cette approche de INDH a déclaré que 26 318 personnes vivent dans l’extrême précarité, c’est-à-dire 0,73 % de la population totale de la Wilaya. Elle a ciblé, par ailleurs huit catégories. A savoir, les jeunes sans abri, les enfants de rue, les femmes en situation de précarité, les mendiants et les vagabonds, ou encore les ex-détenus sans ressources, les malades mentaux sans abri, les personnes e et les personnes âgées sans ressources.

Ces 26 318 personnes vivant dans l’extrême précarité sont identifiées en majorité dans 3 préfectures. Graduellement, celle d’ El Fida avec 31,5 %, ensuite Mohammedia avec 13,4 % et en dernière position la préfecture de Ben M’Sick avec 12,1%. Les réalisateurs de cette carte de précarité ont conclu, également que trois catégories prédominent les autres, il s’agit des femmes en situation difficile et des personnes handicapées et âgées. Riche en détails, cette initiative de l’INDH a souligné que la majorité de la population approchée est sans nulle formation, soit 83 % analphabètes. Dans le même cadre, elle a dévoilé que 92,5% de la tranche active travaillent dans le secteur informel. Conséquence en est, 94 % de cette population dépense moins de 1500 DH par mois et par ménage, ce qui est en deçà du seuil international de la pauvreté. Et parmi les multiples conséquences de cette précarité le pourcentage qui dit que 50 % de la population déclare avoir au moins un handicap ou une maladie chronique.

Par ailleurs, faisant de la pauvreté et le déficit social son cheval de bataille, les établissements de protection sociale (EPS) et, ce depuis le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, fournit de l’encadrement et de l’accueil à 5949 bénéficiaires, à travers les 47 EPS, répartis dans tout le territoire de la Wilaya. En effet, les actions thérapeutiques de ces EPS tentent d’assurer une réintégration familiale, professionnelle et sociale du précaire. Toute prise en charge se voit adaptée et personnalisée. Le soutien peut concerner l’individu, mais peut être étendu, selon les cas, à l’entourage. N’en demeure pas moins que les populations averties sont sensiblement susceptibles de prendre les mesures préventives pour réduire les risques de précarité.

Solutions et lutte

La région du Grand Casablanca a mis en œuvre une stratégie fondée sur des études, avec la participation des entités concernées, visant à proposer des solutions adéquates pour réduire l’exclusion et la pauvreté. Cette stratégie s’articule autour de quatre axes, à savoir les réseaux professionnalisés pour l’appui à la formulation et à l’accompagnement des petits projets, le programme formation-emploi pour l’appui à la requalification des porteurs de projets et demandeurs d’emploi, les outils financiers adaptés et l’extension du micro-crédit et une forte implication des acteurs locaux pour la création d’opportunités et du soutien.

En parallèle, l’INDH prévoit d’assurer l’accès des populations aux services et infrastructures de base et développement de l’animation socioculturelle et sportive. Il prévoit la généralisation de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement pour l’ensemble de la population non desservie d’ici la fin de cette année. En effet, 156.000 ménages répartis sur 30 communes urbaines et rurales de l’adduction en eau potable, 6.500 au branchement au réseau électrique et 140.000 ménages bénéficieront d’un réseau d’assainissement liquide. Rappelant que ce programme au titre de l’année 2005 a touché 1,2 million d’habitants, soit 34% de la population du Grand Casablanca.

Par sanae Taleb | LE MATIN

www.lematin.ma

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