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Pédophile Daniel Galvan Fina : Aux origines de l’affaire
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Pédophile Daniel Galvan Fina : Aux origines de l’affaire

Par: le mercredi, août 7, 2013

Hamid Krairi est un activiste à l’association extrême gauchiste des droits de l’homme, AMDH, et l’un des avocats des 11 victimes du pédophile Daniel Galvan Fina, il fut l’homme qui a dénoncé le premier, les crimes du pédophile hispano-irakien à Kenitra.5753176-8577520
Le 28 novembre 2010, j’ai reçu, d’un citoyen anonyme, un CD contenant des photographies pornographiques mettant en scène des enfants avec un homme adulte, j’en ai alerté aussitôt les autorités et une instruction judiciaire fut ouverte».

Ainsi se souvient l’avocat et activiste politique de l’AMDH, Hamid Krairi, se rappelant les premiers instants de révélation du scandale, qui a secoué le Maroc en 2010, de cet irakien naturalisé espagnol, qui a violé inhumainement plus de 11 enfants à Kenitra.

«Le 30 novembre 2010, soit deux jours plu-tard, Daniel Galvan a été arrêté. Les enquêteurs de police ont saisi plusieurs accessoires électroniques qui prouvent qu’il a commis des agressions sexuelles sur des mineurs pendant plusieurs années : de 2003, quand il s’est installé au Maroc, jusqu’en 2010» se souvient Krairi.

Selon lui, Galvan Fina était en situation irrégulière au Maroc, il y vivait durant 6 ans avec une carte de séjour expirée, il était un immigré clandestin.

La procédure judiciaire se mit alors en branle, les enquêteurs purent identifier 11 enfants victimes, malgré que les policiers soupçonnaient l’existence d’autres enfants victimes, une vingtaine en tout, mais il était impossible par des preuves recevables de le prouver.

Galvan Fina passa devant le juge, pour un procès qui a duré plus de 4 mois : «Reconnaissons-le, la justice là-dessus a été exemplaire, le pédophile irako-espagnol a bénéficié de ses droits de défense et les preuves l’accusant, ont été croisement et contradictoirement examinées par le ministère public, la défense des plaignants et la défense de l’accusé» indique l’avocat marocain.

«Le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de cassation ont condamné Galvan à 30 de prison ferme et à payer 50.000 dirhams de dédommagement à chacune des victimes. Pour la première fois de son histoire, la justice marocaine a rendu la sentence maximale dans une affaire d’agressions sexuelles sur mineurs» a expliqué Krairi.
De sa libération fautive par grâce royale, Hamid Krairi a rapporté qu’il prit connaissance de cette faute, grâce à des sources à lui, au tribunal de Kenitra.

«Après sa libération, Daniel Galvan Fina a cru que tous ses crimes ont été effacés, au point qu’il est allé voir le procureur du Roi pour porter plainte contre l’Etat marocain, afin de récupérer ses biens, qui avaient été confisqués par la justice pour dédommager les victimes» a indiqué Krairi.

Galvan sera même interviewé après sa relaxe, par un journaliste marocain, devant qui, il a clamé son innocence et s’est dit victime d’une injustice, malgré les photos de lui en train de violer ses victimes.

Pour Hamid Krairi, ce triste épisode de cette grâce royale par faute, doit servir de leçon pour l’avenir, et être point de départ pour une réforme de fonds, de ce mécanisme qui doit désormais associer l’institution législative et les forces civiles et associatives, dans les prises de décision, comme il est d’usage dans les plus grandes démocraties du monde.

source:Lemag

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