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Rabat Assainissement : Le prétraitement accuse du retard
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Rabat Assainissement : Le prétraitement accuse du retard

Par: le lundi, novembre 22, 2010
  • Amenagement Vallee Bouregreg-200.000 m3 d’eaux usées déversées chaque jour dans le littoral
  • Redal promet de commencer avant la fin de l’année

La plus grande quantité des eaux usées des villes de Rabat et Salé continue d’être jetée en mer sans traitement. Le volume évacué quotidiennement est estimé à 200.000m3. Depuis l’arrivée de Redal, filiale de «Veolia propreté», la ville de Rabat s’est engagée pour la mise en place d’un système de dépollution de son littoral ainsi que des eaux d’Oued Bouregreg. Pour ce faire, Redal devrait mobiliser un investissement de 2 milliards de DH pour la réalisation du projet lancé au début de la décennie. «En principe, les travaux devaient être achevés en 2005 pour le réseau de Rabat et en 2007 pour celui de Salé», se rappelle un ingénieur de la wilaya. Pour chaque ville, le projet comprend trois phases: la mise en place d’un système d’intercepteurs, la construction d’un émissaire marin et une station de prétraitement. Jusqu’à présent, la grande partie des travaux a touché le réseau de Rabat avec la construction d’un émissaire marin et 20 km de collecteurs-intercepteurs ainsi que 6 stations de pompage. Le coût de l’investissement pour ces travaux avoisine les 600 millions de DH.

Mais le système de dépollution n’est pas encore opérationnel à cause de l’énorme retard enregistré dans la construction de la troisième composante à savoir la station de traitement.

Selon Fathallah Oulalou, président du Conseil de la ville de la capitale, des promesses ont été données par Redal pour commencer les travaux avant la fin de cette année. On apprend de la direction de la filiale de «Veolia propreté» que le marché a été adjugé l’été dernier pour un montant de près de 120 millions de DH.

Pour Redal, le retard ne dépend pas d’elle. Sur ce volet, il faut rappeler que le premier choix du site de la station situé à Hay Al Manzah a provoqué le mécontentement des habitants de cette région. Leurs associations ont mené une longue campagne de protestation auprès des responsables les obligeant à revoir l’emplacement de la station. La recherche du terrain pour un site définitif, d’une superficie de 7 ha situé près de Harhoura, a pris du temps. Mais après le règlement du problème du terrain, un autre d’ordre budgétaire va se poser suite à une hausse du coût du projet. «Le Conseil de suivi de la gestion déléguée, présidé par le wali, a autorisé en novembre 2009 Redal à engager les travaux pour 120 millions de DH, contre 68 millions de DH budgétisés auparavant», indique un responsable de la wilaya. Pour ce dernier, tout le monde reconnaît les efforts déployés par Redal depuis son arrivée en matière d’investissements dans le réseau d’assainissement. Toutefois, la population et les élus s’interrogent sur les raisons de ce retard pour la construction de la station de sous-traitement. Certains élus avancent des problèmes de trésorerie rencontrés par la filiale de «Veolia propreté» ces derniers mois. Par contre Redal évoque d’autres causes, selon une source proche du dossier. Il s’agit notamment des arriérés non réglés par les communes au titre des consommations d’eau et d’électricité. A cela s’ajoute les branchements illicites notamment dans les quartiers à bidonvilles de l’agglomération. Sans oublier de signaler des contentieux fiscaux avec la ville. Sur ce volet, cette dernière réclame à Redal le règlement du montant cumulé de 33 millions de DH au titre de la taxe de dégradation. Une somme contestée par la filiale de «Veolia propreté». La direction de cette dernière a été contactée pour nous fournir plus d’informations, mais en vain. Toujours, selon notre source, une commission de conciliation a été créée au niveau du ministère de l’Intérieur pour se pencher sur le dossier des deux filiales de «Veolia propreté» chargées de la gestion de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement, Redal et Amendis dans les villes de Tanger et Tétouan. L’objectif est de pallier aux problèmes posés. Ce qui va permettre, notamment à Redal d’activer l’achèvement du projet de dépollution du littoral et du Bouregreg.

A noter enfin que la wilaya de Rabat examine la possibilité de réutiliser une partie des eaux usées rejetées dans l’océan notamment dans les opérations d’arrosage des espaces verts.


Nouvelles échéances

Selon les dernières informations de Redal, la mise en service du système de dépollution de la rive gauche côté Rabat est prévue pour fin 2011. Pour la partie Salé-Bouknadel, les travaux concernant le système d’intercepteurs sont bien avancés. Pour la station de traitement et l’émissaire marin, les études ont été réalisées en 2004 en même temps que celles pour Rabat. Les travaux sont prévus en début de 2012 pour que le système de dépollution soit opérationnel côté Salé à la fin 2013.

Nour Eddine EL AISSI

Source : leconomiste.com

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