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Ramadan: les Marocains impuissants face à la flambée des prix
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Ramadan: les Marocains impuissants face à la flambée des prix

Par: le lundi, août 24, 2009

Ramadan MarocEn dépit des assurances gouvernementales sur un meilleur contrôle des prix des produits de consommation, une part importante de la société marocaine s’estime impuissante face à leur flambée alors qu’a commencé samedi le mois de jeûne musulman du Ramadan.
La presse a dénoncé cette hausse des prix, qui « coïncide avec la fin des vacances et la rentrée des classes ». Le phénomène, cependant, est assez classique et tend à se répéter chaque année.
« Que les prix montent ou baissent, les riches de ce pays ne souffrent pas. Mais pour les milliers de démunis comme moi, c’est l’enfer. Personne ne se préoccupe de nous », lance Mahjouba K, une femme de ménage de 56 ans, mère de cinq enfants.
Debout près d’un four traditionnel, où elle vient faire cuire cinq gros pains d’orge ronds, Mahjouba implore Dieu pour qu’il vienne en aide aux pauvres.
Selon le Haut commissariat au Plan, le Maroc comptait en 2008 près de 4,5 millions de pauvres, soit 15% d’une population d’environ 31,5 millions de personnes. Et près de 2,8 millions d’entre eux vivaient sous le seuil de pauvreté (un dollar par personne et par jour), selon la Banque mondiale.
Mohamed Baaloui, un jardinier, reconnaît que les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires mais est convaincu que face à la hausse des prix « le budget des ménages est plombé ».
S’exprimant sous un soleil de plomb à proximité du grand et populaire marché hebdomadaire de Témara, dans la banlieue sud de Rabat, il feint de s’interroger sur les réelles raisons de cette inflation.
« La récolte cette année a été pourtant très bonne en raison des pluies et les prix sur les marchés mondiaux ont baissé, rappelle-t-il. Je ne comprends pas ».
Mohamed Benkadour, président de la Fédération marocaine de défense des consommateurs, déplore lui aussi cet état de fait: « il faut mettre en place un Conseil supérieur de la concurrence afin de briser les monopoles et la spéculation ». Selon Omar L., un poissonnier ambulant de Témara, les prix des principaux ingrédients de la harira – la soupe de rupture du jeûne – sont « raisonnables », à l’exception de ceux des tomates.
Dans plusieurs marchés de Rabat visités par un journaliste de l’AFP, les fruits affichaient des prix à la hausse, comme ceux de la viande rouge et des volailles, qui ont grimpé en l’espace de quelques jours.
Pourtant, selon le gouvernement, une coordination inter-ministérielle a été mise en place en vue « d’assurer la protection du consommateur durant le mois sacré de Ramadan ».
« La flambée des prix nous préoccupe », a déclaré samedi à l’AFP le ministre de la Communication Khalid Naciri. « Chaque année c’est la même chose, a-t-il souligné. Les spéculateurs alimentent une flambée artificielle des prix mais l’expérience montre qu’après quelques jours, nous parvenons à revenir à la vérité des prix. Nous n’allons pas rester les bras croisés devant les spéculateurs ».
Le gouvernement a en outre assuré les Marocains que les marchés nationaux seront largement approvisionnés. Quelque 131.000 tonnes de tomates, 130.000 tonnes de pommes de terre, 67.000 tonnes d’oignons, 30.000 tonnes de dattes et 81 millions de litres de lait seront ainsi disponibles.
L’abattage des viandes rouges atteindra 31.500 tonnes et celui des viandes blanches 40.000 tonnes, a-t-il ajouté. La demande en miel et en sucre sera aussi satisfaite à 150%.

Source : AFP

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