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Ramed : Un quart de la population concerné
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Ramed : Un quart de la population concerné

Par: le vendredi, septembre 12, 2008

- Les personnes éligibles estimées à 8,5 millions

- Tadla-Azilal, phase pilote

C’est décidé. Le Ramed (Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis) doit entrer en vigueur au plus tard début octobre. Une information confirmée auprès de la Primature qui prévoit une inauguration officielle pour l’occasion. Tout un plan d’action est mis en place pour mener à bien cette action, est-il assuré. Le lancement du Ramed est prévu dans la région de Tadla-Azilal, en tant qu’étape principale sur la voie de la généralisation de ce régime à l’ensemble des autres régions (cf, www.leconomiste.com). Ce sont près de 420.000 personnes qui devront bénéficier de ce régime dans cette région, selon les dernières estimations. La région à elle seule bénéficie d’un budget estimé à 136 millions de DH. Réhabilitation des hôpitaux, équipements, formation… sont les quelques axes du plan d’action dans cette région. Un guichet spécial pour le Ramed sera mis en place dans les hôpitaux. La région sera renforcée aussi par 71 professionnels (22 à Azilal et 49 à Béni Mellal). De nouveaux centres d’hémodialyse verront aussi le jour.

L’entrée en vigueur du Ramed viendra compléter l’architecture du régime de couverture médicale des Marocains. En effet, les dispositions législatives régissant le Ramed sont déjà en place, puisque tout un chapitre de la loi 65-00 relative à l’AMO est consacré aux populations concernées. De même, un décret préparé par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Intérieur, organise la mise en œuvre du Ramed.

Ce texte fixe les conditions pour bénéficier des prestations de ce régime. Les personnes éligibles à ce régime (ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses médicales) sont estimées à 8,5 millions de personnes (soit 28% de la population). Elles seront classées en deux catégories : les pauvres (4 millions d’indigents absolus) et les vulnérables (4,5 millions). Le seuil de la pauvreté retenu se situe entre 3.767 et 5.650 DH par personne/an, selon la carte de pauvreté. Les bénéficiaires auront droit aux prestations médicalement disponibles dans les hôpitaux publics, les centres de santé et les services sanitaires relevant de l’Etat. En cas d’urgence, le patient est pris en charge à l’hôpital.

La liste des bénéficiaires est aujourd’hui plus ou moins connue. L’identification s’est faite sur la base d’un formulaire rempli par les chefs de famille qui doivent fournir des informations sur la composition des ménages, le nombre de personnes à charge outre les biens et revenus dont ils disposent. C’est le fruit des travaux des commissions dédiées à cet effet (Intérieur, Santé, Anam…). Une fois le nombre des bénéficiaires potentiels du Ramed défini, les experts se sont penchés sur la finalisation des critères d’éligibilité et des conditions d’octroi de cartes d’indigence donnant droit à la prise en charge. C’est la commission permanente provinciale, présidée par le gouverneur, qui instruit les dossiers. Mais c’est l’Anam qui établit les cartes du Ramed dans un délai de 30 jours. L’Agence a lancé un appel d’offres pour choisir une société privée qui sera chargée de la confection des cartes. A signaler que le nom de l’entreprise retenue par cette opération n’a pas été divulgué.

Un budget estimé à 2,7 milliards de DH est alloué à cette opération (328 DH annuels par personne). Ce sont l’Etat et les collectivités locales qui prennent le gros lot du financement avec respectivement 75 et 6%, en plus de cotisations symboliques des bénéficiaires (19%).

Fatim-Zahra TOHRY

www.leconomiste.com

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