Liens commerciaux
      Archives
    Commentaires récents
Réseaux sociaux dans le monde Arabe : la révolution numérique
Actualités du Maroc » Technologies » Réseaux sociaux dans le monde Arabe : la révolution numérique

Réseaux sociaux dans le monde Arabe : la révolution numérique

Par: le vendredi, mai 11, 2012

facebook-revolutionAvec une présence en nette progression, sur les réseaux sociaux depuis 2010, passant d’environ 19 millions à plus de 43 millions d’utilisateurs sur Facebook et Twitter au premier trimestre 2012. Histoire d’une révolution numérique.

Les jeunes arabes sont de plus en plus présents et avec force sur les réseaux sociaux. Cet appétit pour la toile reflète une tendance de fond, qui reste cependant en deçà des moyennes en cours dans les pays développés. Cet engouement des jeunes est visiblement conforté par les ondes de chocs provoqué à plus d’un titre par le printemps arabe. Les statistiques récentes démontrent un taux de pénétration important que ce soit par rapport à la population globale ou d’autres facteurs d’échantillonnage tels que l’âge, le genre et le milieu professionnel.

Cette tendance est portée par la formidable dynamique initiée depuis 2004, par l’avènement de Facebook et la déclinaison sociale du web. Cependant, il semble que la question de la parité genre continue de susciter des débats passionnants et passionnés. C’est du moins ce que révèle le rapport des médias sociaux arabes, réalisé dans le cadre du programme de la gouvernance et de l’innovation, par l’université de l’administration de Dubaï.

Ainsi, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde arabe a atteint 44.3 millions au premier trimestre 2012. L’étude fait état de 43 millions d’internautes inscrits sur Facebook et 1.3 million sur twitter. L’Egypte vient en tête des pays arabes avec 4.121.460 inscrits sur Facebook et 129.711 sur Twitter, suivie de l’Arabie Saoudite qui totalise 2.489.320 comptes Facebook et 127.457 sur Twitter. Le Maroc, quant à lui, arrive en 3ème position avec 2.158.680 comptes actifs sur Facebook et 26.666 sur Twitter. Globalement, ces chiffres traduisent un taux de pénétration faible au regard des normes connues dans les pays développés qui établissent une corrélation positive entre taille de la population globale et le nombre d’inscrits sur les réseaux sociaux.

Cette constatation est rendue évidente par le fait que ce sont 5 pays du Golfe qui viennent en tête du classement par taux de pénétration, notamment les Emirats Arabes Unis avec une moyenne de 36% de la population. Une performance largement loin de celle du Maroc avec seulement 6% d’inscrits sur le total des habitants.

Le rapport indique par ailleurs que «Facebook» et «Twitter» connaissent un succès grandissant au Moyen Orient et en Afrique du nord, car leurs plateformes on joué un rôle important dans la promotion de la participation des jeunes dans la communauté, à la lumière des changements induits par le Printemps arabe. En effet, Au premier trimestre 2012, le nombre d’inscrits a presque doublé par rapport à 2010 dans le monde arabe pris globalement.

Cette croissance a contribué à positionner la langue arabe comme la troisième des langues les plus utilisées sur les médias sociaux. Twitter a d’ailleurs intégré l’arabe courant 2012.

Une première analyse des conclusions de cette étude, fait ressortir particulièrement deux points saillants.Premièrement, un certain enclin du monde arabe vers la liberté d’expression ainsi que l’émancipation de la femme. Tout cela matérialisé par l’explosion relative de la bulle internet et médias sociaux des suites du printemps arabe.

Deuxièmement, l’étude révèle le caractère irrégulier de l’évolution technologique, telle qu’exprimée par l’accès de la population à cette dernière. A la lumière de ces facteurs, l’avenir de l’utilisation des réseaux sociaux et Internet en général, dans le monde arabe, reste tributaire de l’existence d’une volonté politique clairement affichée et assumée.

En dernière analyse, sans une évolution significative de l’attitude des pouvoirs publics arabes dans ce domaine, l’acquisition de la technicité nécessaire à la vulgarisation des TIC et assimilés sera sans véritable impact réel sur le devenir des peuples et l’amélioration de leur vie au quotidien.

Source: Menara

Be Sociable, Share!

Mots clés de l'article

Notes : , , , , , ,