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Révocation:Le PJD compte présenter un recours
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Révocation:Le PJD compte présenter un recours

Par: le lundi, février 2, 2009

Le PJD compte présenter un recours contre la décision du ministère de l’Intérieur relative à la révocation du maire pjdéiste de Meknès.

Le PJD compte présenter un recours contre la décision du ministère de l’Intérieur relative à la révocation du maire pjdéiste de Meknès.
Le chef de file du parti de la justice et du développement monte au créneau. Il a tenu à organiser un point de presse samedi dernier pour signaler le point de vue de son parti sur ce sujet qui a alimenté le débat au cours des derniers jours. Il a, ainsi, exprimé son indignation mais sans pour autant accuser personne.Son discours versait dans les généralités et ne pointait pas explicitement les parties qu’il tient à accuser. Tantôt il citait le ministère de l’Intérieur en estimant que le PJD croyait que l’époque où l’on restreignait les libertés des partis politiques était révolue ; tantôt il tenait à affirmer que les accusations ne concernent personne car il s’agit tout bonnement de simples doutes pour le moment.

Le secrétaire général du parti de la lampe qui avait rassemblé autour de lui les ténors de sa formation ainsi que le principal concerné (Belkoura) décochait ses flèches mais sans vouloir sciemment les cibler. Pour lui, la manière dont le maire de Meknès a été congédié prête à plusieurs interrogations. Il reconnaît en parallèle que durant six années de gestion, il se pourrait que des anomalies surviennent : « je ne dis pas que Belkoura est un prophète.
Mais, son rendement au conseil municipal était bon. Il est lieu de signaler que depuis son élection, il s’est affronté à plusieurs obstacles. »
Tout au long de la rencontre, Benkirane a affiché son indignation de la décision de la révocation expliquant que c’est lui en personne qui avait demandé à Chakib Benmoussa d’enquêter sur l’affaire après les rumeurs qui avaient circulé de part et d’autre : « Lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur sur la charte communale, le ministre m’avait répondu que rien de grave n’a été relevé sauf quelques observations. J’étais surpris par la sévérité de la mesure qui ne m’effleurait même pas l’esprit. »

Il a indiqué que les accusations ne méritaient pas une décision de l’ampleur de la révocation car elles sont relatives à des dérogations. « L’une concerne un lot de terrain en 2002 avant même les élections communales. Et l’autre a trait à la construction d’un étage. »
Le parti de Abdelilah Benkirane présentait Meknès comme un modèle de gestion des affaires locales pour ses élus. Or, le dernier rapport des comptes pointe du doigt plusieurs irrégularités à Meknès ayant trait aux infractions du cadre juridique de l’urbanisme. Sans omettre de vue d’autres dossiers qui sont restés en suspens, notamment celui du transport. Ce dernier n’a pu en fait voir son aboutissement qu’après l’intervention directe de l’ex wali de la région.
Le PJD exige, à présent, le recours à la justice, soulignant que la mesure du ministère de l’Intérieur a fait basculer l’affaire du domaine du juridique au politique. « Le timing nous pousse à nous interroger ; chose qui nous fait craindre un retour en arrière. »

Avant même les réactions officielles du PJD, le ministère de l’Intérieur a expliqué dans un communiqué que les mesures qui ont été prises à l’encontre également d’autres élus locaux ne doivent pas être interprétées comme étant dirigées contre une partie ou une formation politique déterminées. Dans un communiqué samedi dernier, l’inspection générale de l’Administration territoriale confirme la neutralité des opérations de contrôle : « les réactions du PJD sont incompréhensibles car les irrégularités commises par les concernés sont d’ordre personnel. ».
Par ailleurs, si la révocation de Belkora a été un coup très dur pour le PJD, la démission de certains de ses membres à Sefrou a constitué aussi une source de souci pour les dirigeants au cours des derniers jours. Alors qu’on avait annoncé que quelque 71 membres avait claqué la porte protestant contre la gestion des affaires internes du parti, le PJD reconnaît officiellement neuf démissions, soulignant que les autres signataires ne font pas partie de la formation.

Dans un communiqué, on signale que 45 ne sont pas membres du parti alors que les autres avait signé sans prêter attention au contenu et ont dû, ainsi retirer leurs signatures, par la suite. « Ce sont des personnes qui avaient des problèmes avec le secrétariat local. Les élections se sont passées et n’ont pas présenté de recours au congrès. Nous étions surpris par la démission de neuf personnes. Mais, ce n’est pas la fin du monde. », dit Benkirane.
Par Jihane Gattioui | LE MATIN

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