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Une cérémonie de mariage collectif ouvre le Moussem de fiançailles à Imilchil
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Une cérémonie de mariage collectif ouvre le Moussem de fiançailles à Imilchil

Par: le vendredi, septembre 25, 2009

Le Moussem des fiançailles d'ImilchilLe Moussem des fiançailles d’Imilchil, qui perpétue une légende éternelle glorifiant l’amour idyllique, s’est ouvert jeudi à Imilchil, par une cérémonie de mariage collectif d’une trentaine de couples issus des tribus de la région.

Dans une ambiance de fête et d’allégresse, les mariés, parés de leurs plus beaux costumes traditionnels, se sont présentés, à tour de rôle, devant les « Adouls », afin d’officialiser leur union et perpétuer, par la même, une tradition séculaire.
Venue nombreuse, l’assistance dont des fidèles de toutes les nationalités, vibrait en parallèle aux rythmes et ondulations de la troupe d’Ahidous des Aît Hdiddou qui chantait en chÂœur tous les chants des mariages traditionnels amazighs.

« Nous avons décidé de prendre part à cette cérémonie, parce que nous sentons qu’il s’agit d’une tradition consacré par nos ancêtres, d’abord, et par ce que notre déclaration de mariage se fait de la manière la plus publique qu’il y a », a déclaré à la Map, Mohamed, un jeune de vingt-quatre ans qui venait quelques instants de quitter le monde des célibataires.
Situé à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Imilchil, le site du Moussem, un grand souk traditionnel, connaissait dans plusieurs de ses coins une activité économique intense, avec en particulier des marchés mitoyens d’ovin, de camelins et d’autres bêtes utiles dans la région.

« Laydoud », Moussem en amazigh local, se trouve toutefois menacé par les développements de la vie sociale qui envahit de plus en plus cette région située à plus de 2000 m d’altitude, d’où l’appel de plusieurs voix à le préserver et à perdurer son cachet original d’antan.
« Les efforts doivent être conjugués afin de pérenniser ce Moussem de fiançailles qui devrait s’ériger désormais en un levier de développement, à travers ces importantes et diverses activités économiques, mais aussi via l’intégration d’autres activités génératrices de revenus, tel le tourisme rural », a déclaré Hrou Aboucharif, membre du Centre Tarek Ibn Zyad et président d’une association locale à Imilchil.
A l’origine de cette fête populaire, une légende des plus romantiques selon laquelle un jeune homme de la tribu Ait Ibrahim aurait succombé au charme d’une jeune femme des Ait Azza. Les rivalités entre les deux tribus auraient entravé l’aboutissement de cette union.
Leur amour fut condamné à l’échec. Devant l’intransigeance des parents et amghars des deux parties, le jeune couple pleurait séparément son affliction, de chaque côté, les larmes avaient formé un lac, donnant naissance ainsi aux deux célèbres lacs jumeaux « Isli » et « Tislit « .
Les festivités se poursuivront vendredi par des fêtes animées par des troupes populaires de la région.
Vers le début de la soirée, les festivaliers et les populations locales seront au rendez-vous au centre d’Imilchil avec l’ouverture officielle du festival de « Musique des cimes », initié par le Centre Tarek Ibn Zyad.
La sixième édition de cette manifestation initiée en partenariat avec la province d’Errachidia, promet un programme riche et varié, qui entend mettre au devant de la scène le patrimoine musical national des populations des hautes montagnes.
Les organisateurs ont réparti le menu artistique de cette édition en deux soirées, la première sera ainsi consacrée aux prestations folkloriques traditionnelles, avec notamment les célèbres Ait Hdidou, Boudar de la zone de Talsint et les valses de la jolie danse d’abeille (Nahla) de Kelâat Mgouna.
Quant aux passionnés de la musique amazighe moderne, ils seront au rendez-vous, samedi soir, avec leurs idoles Hammou Aagouran de l’Atlas, le chanteur Angmar de Tinghir, l’artiste et compositeur Moha Mallal d’Ouarzazate et le jeune Hamid Khammou de Goulmima.
Le festival qui se veut un espace de rencontre et d’échanges artistiques et culturels, entend permettre au public d’apprécier un aspect authentique de l’art populaire marocain et de s’ériger en vecteur de promotion touristique de la région.

Source : MAP

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