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Une touche amazighe pour clore le 11ème festival Timitar
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Une touche amazighe pour clore le 11ème festival Timitar

Par: le lundi, juin 23, 2014

Agadir – Le rideau est tombé, samedi soir à Agadir, sur la 11ème édition du festival Timitar « Signes et culture » (18/21 juin) avec un plateau riche et intense qui, fait remarquable, a fait la part belle à la chanson et à la culture amazighes.
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Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette 11ème édition a été dédiée à la mémoire de feu Abdelaziz Chamekh, figure emblématique de la chanson amazighe en général et de Tazenzarte en particulier qui s’est éteint, en avril dernier à l’âge de 63 ans.

Lors d’un point de presse, les organisateurs ont rendu un vibrant hommage à feu Chamekh, faisant état de la production de l’album « Anaruz » (L’Espoir), à partir de septembre prochain, et de la création d’un site-web interactif qui servira d’une sorte de livre d’or regroupant des témoignages sur la vie et l’œuvre du défunt.

Ils ont également annoncé l’édition, en septembre prochain, d’un beau-livre intitulé « Abdelaziz Chamekh : Histoire d’une icône de la musique amazighe », qui sortira simultanément en trois langues (français, arabe et amazigh).

Pour couronner le tout, un concert a été animé, samedi au Théâtre de Verdure, en hommage au défunt avec le groupe Chamekh et d’autres artistes qui ont livré un beau spectacle de fusion.

Cette soirée de clôture, qui a drainé 120 mille spectateurs selon les organisateurs, a été marquée par la présence sur la scène Place Al Amal de la troupe Ahidouss Tighassaline, les prestations vocaliques de Najat Aâtabou, qui a fait vibrer le public aux sons et rythmes de la musique du Moyen-Atlas, et les prouesses de Rayass Taouss.

La soirée de clôture a été également égayée par le chant langoureux de l’artiste égyptien Hany Shaker, prince de la chanson arabe, du DJ Click (France) et du VJ Kalamour de Casablanca, outre des compétitions de Break-dance et Hip-Hop avec un show final au Théâtre de Verdure.

Fidèle à son esprit et à son thème « les artistes amazighes accueillent les musiques du monde », Timitar a mis à l’honneur, cette année, les troupes traditionnelles qui participent à la conservation des traditions d’art populaire: l’Ahwach Ait Baamrane, Rokba de Zagora et l’Ensemble Ain Orma.

Le registre très attendu des Rways a été représenté par les éminents Rayss Outaleb Lamzoudi, Rayssa Naïma et Rayss Anddam, alors que les jeunes artistes qui innovent dans la musique amazighe, tels que l’ensemble Fuzz Anaruz de Khemisset, Hicham Massine d’Agadir, Lahoucine Ait Baâmrane ou encore Noumidia, originaire d’Al Hoceima, ont été particulièrement mis en avant.

Une place d’honneur a été faite à deux artistes, dont l’art donne un nouveau souffle à la musique du Souss : Ali Faiq, qui s’inspire de la musique des Rways et Mehdi Nassouli, qui rend hommage à sa ville natale Taroudant, alors que la scène « Musique Actuelle » marocaine a été représentée par le rappeur Tangérois Muslim, le jeune Nasr Megri, ainsi que par le collectif franco-marocain MC Connexion ou encore Saâd Lamjarred.

Deux revivals des années 1970, Al Ansar et Ait Maten, ont fait partager à tous un grand moment d’émotion, alors que Karima Skalli, dont les reprises de grands classiques arabes parallèlement à son dernier projet de mise en valeur de la musique soufie, ont fait vibrer les mélomanes.

Classé cette année parmi les 25 meilleurs festivals internationaux au monde par le prestigieux magazine britannique « Songlines », le 11ème festival Timitar a accueilli une résidence unique associant la chanteuse américaine résidente au Maroc Jennifer Grout, la chanteuse marocaine résidente aux Etats-Unis Nidal Ibourk et l’ensemble Rachid Zeroual pour un concert d’une grande intensité alternant classiques arabes et classiques amazighs.

La programmation internationale de Timitar a, quant à elle, réuni des artistes aux influences extrêmement diverses, venant des quatre coins du monde. L’Amérique, avec le collectif d’artistes Bajofondo, lauréat 2013 du Latin Grammy Award dans la catégorie Meilleure Musique Alternative , le rythme effréné des Colombiens de Systema Solar , et le Gospel rock de The Campbell Brothers, en provenance des Etats-Unis.

L’Afrique a été représentée par l’afro-beat Sia Tolno, de la Réunionnaise Maya Kamaty, qui berce les coeurs en chantant son île, le groupe algérien Babylone dont le titre « Zina » a dépassé tous les records, et le légendaire Alpha Blondy, la plus grande star du reggae en Afrique.

L’Europe y a été représenté par les rythmes métissés de l’Orchestre National de Barbès, la star de la funk Leee John d’Imagination ou encore Juan Carmona avec sa musique flamenco.

Les inter-scènes ont été assurées par des DJ et VJ aux influences riches et diversifiées, avec les franco-marocains Le Mood Du Mahmood, le collectif libanais Eye See Experience et le VJ Addictive TV, entre autres.

Source:Lemag

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