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Stratégie électorale de l’Istiqlal pour les élections législatives 2026

Élections 2026 : La stratégie renouvelée du Parti de l’Istiqlal À l’approche des élections législatives marocaines de 2026, le Parti de l’Istiqlal (PI) affine une stratégie ambitieuse et innovante, rompant avec certaines pratiques traditionnelles souvent critiquées dans le paysage politique national. Dans cet article, nous plongeons au cœur de cette démarche, dévoilée discrètement par un membre influent de son comité exécutif, qui révèle une méthode basée sur la participation citoyenne, la jeunesse, la transparence, et la pérennité des projets. —

Une stratégie électorale axée sur le programme, pas sur les listes

La méthode avant tout

Alors que beaucoup de partis politiciens présentent des listes de candidats préparées des mois à l’avance, le Parti de l’Istiqlal choisit une voie inverse. Plutôt que de fixer des noms et de chercher ensuite à articuler un programme, le parti mise sur la construction du programme en premier, avec une forte implication citoyenne. Une fois ce programme bien défini, la sélection des candidats vient naturellement comme une conséquence. > « Nous ne sommes pas dans la logique de ceux qui affirment avoir déjà identifié environ 90% de leurs candidats. Cette démarche n’est pas réaliste », souligne un membre du comité exécutif istiqlalien.

L’enjeu de la pérennité

Le programme politique voulu n’est pas un simple engagement électoral, mais une feuille de route durable. Elle doit pouvoir être poursuivie au-delà de la mandature en cours, assurant une continuité dans l’action publique. Ce souci d’inscrire l’action du parti dans la durée marque une évolution dans la façon d’envisager la gouvernance, trouvant un équilibre entre innovation et responsabilité. —

La lutte contre le « moul chkara » : une candidature sans achat

Rejet explicite des candidatures achetées

L’une des prises de position les plus remarquables de cette stratégie est la lutte ouverte contre le phénomène des candidats dits « à la sacoche » — des candidats achetant leur place sur les listes grâce à leur influence financière. > « La sélection ne doit en aucun cas reposer sur l’influence financière des individus », affirme notre source. Cette déclaration intervient à un moment où le Maroc débute une série de réformes sur le financement des campagnes électorales, rendant la transparence un enjeu crucial.

L’internalisation des règles : les « Masatir »

Pour garantir l’intégrité du processus, le Parti de l’Istiqlal instaure un cadre interne appelé « Masatir », destiné à encadrer rigoureusement la sélection des candidats selon des critères clairs : mérite, compétence et intégrité. Cette autodiscipline constitue une volonté forte d’aller au-delà de la simple conformité légale pour inscrire une éthique durable au sein du parti. —

La jeunesse au cœur du dispositif : actrice et architecte du changement

Considérer la jeunesse comme partenaire

La stratégie isiqlalienne place clairement la jeunesse au centre de sa démarche politique, mais pas seulement comme sujet du programme, plutôt comme acteurs et co-concepteurs. Des sessions d’écoute ont été mises en place pour recueillir directement les attentes de la jeunesse, en particulier sur des sujets clés tels que : – La lutte contre la corruption – L’amélioration de l’éducation – La rénovation du système de santé Ces espaces d’échange ne sont pas symboliques. Ils visent à capter des propositions concrètes de la part des jeunes.

Soutenir l’émergence politique des jeunes

Au-delà du diagnostic et de la formulation des mesures, le parti se donne pour mission de porter les jeunes qui souhaitent s’engager politiquement, leur offrant une véritable plateforme de candidature. Cette initiative s’inscrit dans une logique de renouvellement progressif de la classe politique, répondant à un besoin évident de rajeunissement des représentants. —

Un exemple concret : la rencontre thématique de Casablanca

Le 17 février 2026, une rencontre régionale a été organisée autour du thème : > « Renforcer la confiance et préserver la dignité – Plan d’action 2026-2035 : système d’éducation et de formation pour un pacte de confiance et de citoyenneté avec les jeunes » Présidée par Nizar Baraka, secrétaire général du parti, cette réunion a marqué le lancement des rencontres thématiques régionales. Elle a rassemblé environ 15 000 jeunes de toutes les régions du Royaume, témoignant de l’ampleur et de la profondeur de cette démarche participative.

Diagnostic clair posé par Nizar Baraka

Devant une audience composée de ministres, cadres et militants, Baraka a posé la question centrale qui taraude la jeunesse marocaine : > « L’éducation que nous recevons nous garantit-elle la dignité que nous espérons ? » Malgré un effort financier conséquent (plus de 6,5 % du PIB consacré à l’éducation), les résultats restent mitigés : – Près de 1,5 million de jeunes sont exclus des systèmes d’éducation, formation ou emploi. – Les inégalités entre zones rurales et urbaines persistent : – 3,2 années de scolarisation moyenne dans les campagnes – 7,9 années en milieu urbain Baraka souligne : > « La confiance ne se décrète pas, elle se construit par les résultats. » —

Présenter un bilan assumé et un programme solide

Assumer le bilan gouvernemental

Le Parti de l’Istiqlal ne fuit pas ses responsabilités. Il s’engage à présenter un bilan clair et assumé des ministres istiqlaliens actuels, démontrant la cohérence entre ses réalisations et son projet futur.

Construire un programme ancré dans la réalité

L’ensemble des propositions élaborées s’appuie sur les résultats des multiples consultations populaires, notamment avec les jeunes, incarnant un programme électoral réaliste et crédible. La démarche reflète un double engagement : transparence sur le passé et ambition pour l’avenir. —

Une stratégie qui marque une rupture

Une approche méthodologique inédite

Le Parti de l’Istiqlal rompt avec la tradition politique marocaine, souvent marquée par : – Des listes de candidats ficelées en avance – Des pratiques opaques et clientélistes – Des ruptures lors des changements de majorité Ce parti propose une vraie révolution dans l’approche : | Tradition | Nouvelle stratégie Istiqlal | |———————————————|—————————————-| | Priorité aux noms, programme secondaire | Priorité au programme, noms en conséquence | | Candidatures souvent influencées financièrement | Sélection basée sur mérite et intégrité | | Rupture marquée entre mandatures | Pérennité et continuité des projets | | Jeunesse traitée comme spectatrice | Jeunesse acteur et porteur de solutions |

Une vision à long terme

Le projet est pensé pour la décennie 2026-2035, dépassant largement le cadre d’une simple campagne électorale. C’est un projet politique de transformation profonde. —

Conclusion

La stratégie électorale du Parti de l’Istiqlal pour 2026 annonce un changement de paradigme dans la politique marocaine. Par un retour aux fondamentaux — transparence, mérite, participation citoyenne, et surtout avec une place centrale donnée à la jeunesse —, le parti réaffirme son ambition de construire un avenir démocratique durable. Face aux défis majeurs du pays, notamment dans le domaine de l’éducation et de l’emploi des jeunes, cette méthode méthodique et pragmatique pourrait servir de modèle pour d’autres forces politiques souhaitant renouer avec la confiance des citoyens. Ce pari audacieux, basé sur un équilibre entre bilan assumé et innovation, marque une étape importante dans la préparation des élections législatives à venir, probablement sous le regard attentif de toute la nation.

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